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S |
i elle était un sport ?
Ce serait le tennis.
Pour celle qui dans la vie
Abhorre les revers
Et n’aime que les coups droits,
Sur les terrains en quick
Ou les surfaces en terre
De ses nombreux tournois,
Ca a marché très fort !
Cette fille de 54
Connut des années 30 !
Fallut pour qu’elle se hisse
Au titre de Champagne
Livrer bien des batailles !
Et si cela vous tente …
Elle vous met un 6 - 4
Sans forcer son talent !
Si elle était une qualité ?
L’amour du travail bien fait,
Ne pas remettre au lendemain,
Une très grande sensibilité
Dans les rapports humains,
Et, sans démagogie,
Le plus profond respect
D’une légitime hiérarchie
Si elle était un caractère ?
Déterminé, sans compromis
Parfois peut-être un peu rugueux
Mais jamais terre à terre
Et toujours dans le souci
De rapports harmonieux.
Si elle était un sentiment ?
Je dirais l’amitié.
Des amitiés fidèles
Souvenez-vous, Colette,
La compagnie des Indes.
Des amitiés lointaines
Mais néanmoins concrètes,
Empreintes de nostalgie,
Malgaches et ivoiriennes.
Si elle était un continent ?
Evidemment l’Afrique
Avec sa Côte d’Ivoire
Où elle passa quatre ans
Avant l’île aux paillotes
Au large du Mozambique
Et de Madagascar :
La grande terre de Mayotte !
Si elle était une destination ?
Comme par hasard, Madagascar.
Cette terre arrachée à l’Afrique
Par de grands monstres tectoniques
Sera, dans 2 mois, au plus tard,
Sa nouvelle affectation.
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E |
st-ce là son fabuleux destin,
Le fatum de madame Collin ?
Partir, revenir, repartir …
Les voyages, dit-on, forment la jeunesse,
Seraient-ils aussi l’élixir anti-vieillesse ?
J’ai la marque au polo
Mais ne suis voyageur
Alors, je tire mon chapeau
Devant ces globe-trotters !
D’où lui vient ce besoin
De sortir de la marge,
Cette envie, cette faim
De vouloir prendre le large ?
Petite, rêvait donc t-elle
Sous le large bandeau noir
Du jeu Colin-maillard
A des contrées lointaines ?
La dame trouverait-elle
Dans ces longues échappées
Un plus de liberté
Et de chaleur humaine ?
Mais ne pouvait donc t-elle
Notre agent de bureau
Devenue une SASU,
De classe exceptionnelle,
Et enfin AASU
Juste dire : « Ca suffit ! »
Et puis rester ici ?
Cela aurait été trop beau !
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M |
adame Collin,
Voici donc venue l’heure
De terminer les comptes
Avant d’écrire, ailleurs,
Les pages d’un nouveau conte.
Penserez-vous demain
A nous, laissés- pour-compte ?
Au revoir Madame Collin.
Allez, voyagez bien !
Mangez donc la goyave
Là bas à Tamatave,
Mais surtout, prenez soin
De nos lointains cousins
Que sont les lémuriens,
La vie en a besoin
juin 2006