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C |
omme beaucoup d’entre nous, ce soir,
Je suis un clown triste.
Triste de la voir partir.
C’est son dernier tour de piste
Pour notre plus grand déplaisir.
L’Amicale va perdre plus qu’une adhérente
Et le père Noël, sa plus fidèle assistante.
Demain, elle partira pour le Toulouse,
De Nougaro, sa belle ville,
Demain, elle changera de blouse;
Las, c’est la fin d’une idylle.
Nous avons cherché à comprendre
Et posé nombre de questions.
Mais que faut-il attendre
De ces interrogations ?
Aurait-elle par ici, trop fait le ménage
Pour que demain elle déménage?
Y aurait-il dans cette maison
Trop de remue-ménage
Pour qu’aujourd’hui, à l’unisson,
On ne fasse plus bon ménage ?
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A |
urait-elle à ce point la Villeneuve dans le “ nose “
Pour lui préférer demain un lycée de la ville rose ?
Brigitte, tu vas quitter la Seine,
Seras-tu mieux sur la Garonne ?
Comme toutes les femmes ici, tu étais reine,
Y seras-tu, au moins, baronne ?
Fallait-il qu’ici, l’ horizon soit bouché
Pour que tu t’obstines, ailleurs, à chercher une Bellevue (Son nouvel établissement)
Quelqu’un, là-bas, t’en aurait-il mis plein la vue
Pour que tu décides de nous laisser tomber ?
Soit rassurée, Brigitte, nous ne t’en voulons pas
En vérité, on te jalouse
Mais nous sommes heureux pour toi.
Ce soir, tu peux faire la java;
Et si au réveil, tu as un peu le blues,
Pense à nous qui serons toujours là.
Pour l’Amicale, tu as beaucoup donné;
A toutes ses manifestations, tu as participé.
Va, mais nous te regretterons.
Et, ce soir, je le dis sans façon,
De la première à l’ultime,
Les années Milési seront des millésimes !
juin 2004