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S |
aluons, comme il se doit,
Pour l’ensemble de son œuvre culinaire
Ce fils Seine et Marnais
Qui pendant 23 ans,
A flatté le palais
De tous les rationnaires
De notre établissement.
La cuisine est un art
Peut-être le plus ancien.
C’est dans cette tranche de l’art
Qu’a évolué Bernard,
Du marmiton de ses débuts
Au big chef qu’il est devenu.
Mais avant d’en arriver là
Le chemin fut très très dur !
Il y eut d’abord la fauve
Et fade odeur d’un abattoir.
Il travaille comme un bœuf
Pour gagner… quelques treuffes
Mais garde au fond l’espoir
D’un avenir moins mauve.
Il sort de l’abattage
Et plonge dans les abats.
Avec sa dulcinée,
Venue du Pas de Calais,
Il sera charcutier.
C’est le temps du fromage
Et autres pieds paquets
Andouille et cervelas.
Mais notre beau Bernard
A d’autres ambitions,
Veut bien trancher le lard
Ou préparer la hure :
Plus dans ces conditions !
Tout en cassant les œufs
Il prépare des concours
O.P.3 - OP.2.
Arrivent de nouvelles aventures …
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I |
l fait d’abord ses classes,
Jean Jaurès à Nogent,
Très vite prend du galon.
Arrivent les mutations,
Les Lombards, Saint André.
Il va s’y installer,
Ca durera … 23 ans !
Sous l’ère Hardy, il se révèle.
Très vite la mayonnaise prend.
Un chef s’affirme, il est saignant.
L’équipe fonctionne, hardi petit !
Hardy partie, il s’enhardit,
Tout doucement déploie ses ailes.
Le chef confirme, il est à point.
Les intendants ici présents
Ne me contrediront point
Bernard Quignot a tout d’un grand !
Bientôt notre pépé
Deviendra O.P.P.
Pensait-il en quittant sa mère
A l’âge de 14 ans
Qu’il serait, en son temps,
Reconnu par ses pairs ?
Cet homme est un artiste
Un véritable pianiste !
Il y a du Mozart
Chez notre ami Bernard !
Faut le voir derrière son piano
Composer les repas qu’on sert tôt.
Sans fausse note, touche par touche
Etaler sur la pizza
Le fromage en fine couche …
On sent bien que … mozzarella !
Progressivement, par lassitude ?
Il abandonne ses casseroles,
Prend de nouvelles habitudes,
S’adonne à la bricole.
Alors, c’est sa fille qui rigole...
Aujourd’hui nous fêtons
Celui qui restera
Notre bon Saint Bernard,
Car jamais nous n’oublierons
Que cet homme bienheureux
Est aussi …généreux !
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B |
ernard,
Pendant toutes ces années,
Tu auras tant donné
Pour servir l’Amicale.
Beaucoup se souviendront
Des moments partagés
Autour de tes repas.
Que ta retraite soit bonne
Auprès de ta bobonne,
De ton unique enfant,
Tes deux petits enfants.
Et puis reçoit ce soir
Cet hommage général
Avec sincérité
Et une grande émotion
Tous ici, nous te disons
Au revoir et
Merci, merci Bernard !
juin 2006