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M |
ichel, tu aurais préféré,
Simplement, filer à l’anglaise…
C’est raté ! Mais sois à ton aise
Je ne ferai de longue harangue
Et promets, pour te rassurer,
De n’être point mauvaise langue.
Devant ma copie blanche, j’ai, là, réalisé
Qu’après 17 années, sur toi je savais peu.
De bien mieux te connaître, peut-être n’ai-je pris le temps.
Mon regard sur les hommes ne serait-il pas tant
Que celui du ruminant qui voit... train passer ?
A l’avenir, j’essaierai d’avoir meilleurs yeux….
De ta carrière, mon cher Michel,
Je ne connais, las, que des lieux:
Du Saint Julien, l’originel,
Au Saint André de tes adieux.
De tes talents, ils sont nombreux,
Je ne voyais que la photo.
Nous partagions alors, tous deux,
L’animation du vieux labo.
White ne rimait qu’avec black.
Il a fallu juste un flash-back
Pour découvrir, qu’avant, white
Rimait chez toi avec spirite …
Dans lequel baignais tes pinceaux,
Aujourd’hui, privés de couleurs.
Retrouveront-ils grâce à ton cœur ?
J’ai encore en mémoire,
Une balade nogentaise,
A but pédagogique ;
L’amertume d’une Guiness
Ou d’une bonne Old Lager
Sirotée certains soirs
D’un séjour linguistique
Dans un vieux pub anglais ...
Quand tu auras, Michel,
Pêché tous les rougets
De l’île dont tu rêvais,
Repeint la toile de fond
De tes premières passions,
Usé tes beaux pinceaux
Assis au bord de l’eau,
Viens alors nous conter
Les sorties sans rentrées,
Les vacances perpétuelles !
Au revoir Michel, et accepte de la part de tous ce modeste présent.